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Mer et Plages du Pérou
Les 200 milles marins qui font partie du territoire péruvien ne sont pas en reste quant il s’agit des richesses naturelles. La grande variété de poissons, oiseaux et mammifères nous surprennent et cela est seulement du au fait que les côtes péruviennes soient baignées par deux courants très differents : le courant froid de Humboldt et le courant chaud du Niño.
Le courant de Humboldt est froid car il provient de l’Antarctique (13-14 Cº en hiver et 15-17 Cº en été). C’est le milieu propice pour le plancton, microorganisme qui sert d’aliment aux poisson de mer, qui se développe en grande quantité. Grâce à son abondance, le Pérou se situe parmi les principaux peuples de pêcheurs du monde, avec plus de 300 espèces dans ses eaux, parmi lesquelles les plus communes sont l’anchois, le maquereau et le saurel.
La Côte péruvienne en outre, a la particularité d’être formée par quelques uns des déserts les plus secs de la planète malgré sa proximité à la mer. Ses rochers, ses îles, ses plages sont le foyer de différentes espèces d’oiseaux produisant le guano comme les pélicans et piqueros dont le guano (fientes) aux grandes qualités fertilisantes, apporta une grande quantité de richesse au Pérou au milieu du XIX siècle. Sur la côte se reposent aussi d’autres animaux comme el estudioso de la corriente: les pingouins de Humboldt et des mammifères comme le loup de mer dans ses deux variétés: le fin et le bâtard. Quelques mètres plus à l’intérieur les dauphins et les baleines peuvent parfois être aperçus alors qu’elles sillonnent les vagues tranquillement ou en s’amusant.
A Piura, le courant d’Humboldt est dévié vers l’ouest à sa rencontre avec le Courant du Niño. C’est à cause de ces eaux chaudes que les espèces poissons sont ici de plus grande taille. Congres, thons, mérous, merlans, espadons et requins sont les espèces que les pêcheurs peuvent trouver et qui en les pêchant ont parfois battu quelque record mondial. Dans cette mer de corail aux eaux transparentes et aux plages de sable blanc, vivent aussi differentes espèces d’oiseaux comme les oiseaux ‘tijereta’ (sorte de cormorans), et des crustacés comme les grosses crevettes, qui sont actuellement élevées pour les commercialiser.
La température de ses eaux oscille entre 19 Cº en hiver et 23 Cº. Ces températures, combinées aux eaux des fleuves Zarumilla et Tumbes du département du même nom, créent un milieu unique et riche en sédiments dans lequel peuvent se développer les mangroves. Ces dernières constituent un des écosystèmes les plus particuliers du monde et sont l’habitat d’espèces encore peu étudiées comme le petit ours des mangroves ou le grand crocodile américain.
Les deux courants influent sur le climat du Pérou de manière dramatique. Le courant de Humboldt crée une couche de brouillard au lieu de grands nuages de pluie et rend tempéré un climat qui devrait être tropical (étant donné sa localisation sur le globe). Le courant du Niño au contraire, occasionne de fortes pluies, mais il est aussi un élément qui peut modifier le climat de toute la planète car à certaines périodes il est la cause du phénomène dit du Niño.
Les vagues de la Mer péruvienne nous procurent une autre surprise. Apres avoir été naviguée pendant des centaines d’années par l’ancien habitant du Pérou qui sortait pour pêcher sur les’ caballitos de totora’ (embarcations typiques de roseau), l’aventurier des temps modernes peut profiter des hautes vagues de Pico Alto, la vague la plus longue du monde à Chicaman ou explorer les differentes plages qui forment le littoral. La Mer péruvienne rafraîchit ses habitants en été, divertit les sportifs et alimente les habitants, mais elle est surtout une Source de Vie qui nous espérons ne pas voir diminuer à cause de la pollution.
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